Mardi 3 novembre 2009

Le premier jardin d'éveil ouvrira en janvier 2010.

Et Mandelieu ?
 Les enfants seront sélectionnés dans les structures déjà existantes de la ville. Ils seront accueillis dans les locaux de la nouvelle école des Mirandoles. : Photo A. B.-J Les enfants seront sélectionnés dans les structures déjà existantes de la ville. Ils seront accueillis dans les locaux de la nouvelle école des Mirandoles. : Photo A. B.-J

La structure, qui va s'installer au sein de la nouvelle école des Mirandoles, accueillera 24 enfants âgés de deux à trois ans. Plus vraiment la crèche et pas encore l'école... Le jardin d'éveil s'apprête à faire sa rentrée dans la commune. Le conseil municipal l'a annoncé hier matin en assemblée. La structure, qui va s'installer dans les locaux de la nouvelle école des Mirandoles en janvier devrait accueillir 24 Cannettans âgés de 2 à 3 ans.

Ses avantages ?

Pour l'enfant, elle offre la possibilité d'évoluer dans un univers proche de l'école. Pour les familles, outre la satisfaction de voir leurs petits découvrir tranquillement le monde des plus grands, l'avantage réside dans le coût : « ce mode de garde est facturé 33 % de moins qu'une inscription en crèche. En sachant que les familles continuent de bénéficier des aides de la CAF ».

Pour la ville enfin, le jardin d'éveil permet de multiplier les modes de garde sur la commune afin de répondre aux besoins des familles. dans le même temps, il accroît l'offre de garde des tout-petits en libérant des places dans les structures collectives ou chez les assistantes maternelles. Enfin, il réduit les coûts d'investissements puisque ce type d'accueil représente seulement une enveloppe de 200 000 e, comprenant les équipements mobiliers, l'adaptation du bâtiment et l'aménagement d'une cour spécifique au jardin d'éveil.

Coup de sang...

La délibération a provoqué un véritable coup de sang au sein de l'assemblée. Chantal Chasseriaud, relayée par José Garcia Abia (gauche), a ouvert les hostilités en regrettant qu'un projet aussi important atterrisse dans la boîte aux lettres des élus à la dernière minute. Elle a ensuite opposé beaucoup de critiques au dossier : personnel insuffisant, pas de puéricultrice, trop cher... et a proposé que la délibération soit retirée pour qu'une commission soit créée et que le projet soit repris. Cette proposition n'a pas été retenue. En revanche, Muriel Barascud a précisé que le groupe sera encadré par des éducatrices de jeunes enfants qualifiées, une auxiliaire de puériculture à 20 %, une directrice. Pour les repas, ce personnel sera appuyé par l'équipe des cantines.

Michèle Tabarot est intervenue au sein de ces échanges pour préciser d'abord que le conseil d'école des Mirandoles avait adopté à l'unanimité le projet et que le directeur était extrêmement enthousiaste à l'idée d'accueillir le jardin d'éveil. Le député-maire s'est ensuite étonné de voir l'opposition découvrir le projet dans la mesure où elle avait manifesté contre, il y a quelques mois, sous les fenêtres de l'hôtel de ville. « Nous ne manifestions pas contre le dossier cannettan mais contre le projet parlementaire » lui a rétorqué José Garcia Abia.

Cela a suffi à jeter de l'eau sur le feu pour toute la séance du conseil. Nous reviendrons sur les autres points de désaccord au cours de prochaines éditions.

cburlot@nicematin.fr

Chrystèle Burlot
Nice-Matin
Par Chantal Maimon
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Mardi 3 novembre 2009

Déchets de Cannes-Grasse :

La Roquette veut des garanties.

 C'est peut-être dans la plaine de la Siagne, sur la commune de La Roquette, que pourrait être implanté le futur centre de traitement des déchets. : Photo A. B.-J.

C'est peut-être dans la plaine de la Siagne, sur la commune de La Roquette, que pourrait être implanté le futur centre de traitement des déchets. : Photo A. B.-J.



Un terrain situé dans la vallée de la Siagne est pressenti pour accueillir le futur centre de traitement. Mais pas à n'importe quelles conditions. Rien n'est officiel. Mais c'est bien La Roquette-sur-Siagne qui semble la mieux placée pour accueillir le futur centre de traitement de déchets du SIVADES (Syndicat Intercommunal pour la Valorisation des Déchets du Secteur Cannes-Grasse).

C'est plus précisément dans la vallée de la Siagne sur des terrains aujourd'hui agricoles d'une superficie de 7 hectares que le projet pourrait naître.

Car si la commune de Cannes a un temps été citée, David Lisnard, premier adjoint et conseiller général, balaie l'hypothèse : « Cela n'est ni évoqué, ni prévu. En outre, on accueille déjà le centre de tri... » A Grasse, faute de disposer d'un terrain d'une telle superficie, on n'est pas plus volontaire pour abriter le futur bâtiment qui devra traiter 100 000 tonnes de déchets par an (lire par ailleurs).

À la Roquette, où on se garde bien de toute annonce officielle, l'heure est, de prime abord, à l'attentisme. « On n'est pas candidat, rappelle Jacques Pouplot, premier adjoint. On attend la décision du préfet pour la mi-novembre. On sait qu'il a une préférence pour La Roquette et qu'il peut nous imposer l'équipement via un Projet d'Intérêt Général ». Pour autant, la petite commune se prépare à l'éventualité. Et plutôt sérieusement. N'ayant pas l'intention de subir la situation, elle demande un certain nombre de garanties. Environnementales d'abord. « Nous exigeons qu'il n'y ait ni pollution ni rejet dans l'air ». Des inquiétudes légitimes auxquelles a déjà répondu « en partie » le SIVADES en rassurant sur les normes en vigueur.

« On veut 50 % de la TP »

La Roquette demande aussi une contrepartie financière. Et pas des moindres. « On réclame 50 % de la Taxe Professionnelle ou son substitut, qui devrait se situer entre 1,5 et 2,5 Me sur cette installation ». Pour la petite commune, c'est l'occasion rêvée de doper l'attribution de compensation issue de la taxe professionnelle reversée par l'Agglo. C'est ainsi une opportunité inespérée de sortir de sa précarité financière.

Autant dire que cet appétit financier sera plus délicat à assouvir. Car c'est la Communauté d'Agglomération Pôle Azur Provence, dont fait partie La Roquette, qui devrait percevoir dans son intégralité la TP générée par le futur centre. Sur ce point, des négociations, qu'on devine âpres, sont en cours. « On négocie effectivement, confie-t-on à la CAPAP. De toute façon, il faudra sans doute trouver un montage juridique ». Mais La Roquette prévient : « Si on n'obtient pas cette contrepartie, on se battra contre le projet. Pas de raison qu'on soit la poubelle locale... Il s'agit d'un édifice public. Il est normal qu'il puisse alléger les impôts des Roquettans ».

Des réserves techniques

Enfin, La Roquette émet des réserves sur le contenu technique du projet. Celui-ci prévoit un centre de compostage et un incinérateur. Selon Jacques Pouplot, ce dernier équipement n'est pas indispensable tout de suite. « Aujourd'hui, les incinérateurs de Nice et Antibes brûlent tout. Si le département impose des centres de tri et de compostage un peu partout, cela allégera leur tonnage. Certes, il faudra prévoir des incinérateurs nouvelle génération, mais plus tard, quand les deux existants seront révolus. Selon moi, c'est la voix de la raison. C'est l'argent du contribuable tout de même ! »

Une opinion que ne partage pas Maxime Coullet, président du SIVADES : « Un incinérateur est indispensable. Si la solidarité départementale était forte, on aurait pu faire un plan... Déjà, le SIDOM a accepté de brûler 8 000 tonnes pour nous. C'est un geste que j'apprécie...». Un bras de fer s'engage donc dans les coulisses de l'intercommunalité du bassin Cannes-Grasse. Une chose est sûre : le temps presse. Une réunion technique du SIVADES est prévue ces jours prochains. « J'espère une annonce officielle de la commune concernée d'ici là » glisse Maxime Coullet.

garama@nicematin.fr

Rafaël Perrot

rperrot@nicematin.fr

Gaëlle Arama
Nice-Mati
Par Chantal Maimon
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Jeudi 29 octobre 2009

Rachel au tribunal pour

obtenir un logement

 Rachel Lombardo espère que sa situation va se débloquer après son passage devant le tribunal administratif de Nice. : Photo Sylvie Béal Rachel Lombardo espère que sa situation va se débloquer après son passage devant le tribunal administratif de Nice. : Photo Sylvie Béal

Rachel n'ose pas trop le dire, mais parfois elle dort dans sa voiture. Au Cannet. Lorsque dans le studio qu'elle partage avec son fils et l'amie de ce dernier, la situation devient trop lourde à supporter.

C'est une femme à bout qui est venue devant le tribunal administratif de Nice. Elle porte un corset car elle est gravement malade et est en attente d'une lourde opération. Mais tant qu'elle ne dispose pas d'un logement pour se poser, se reposer et assurer le suivi de ses soins, toute intervention est impossible.

Rachel Lombardo est une ancienne danseuse classique. Elle a animé dans la région cannoise de nombreux cours de danse de salon, de jazz, de claquettes.

Elle joue de malchance

Aujourd'hui retraitée, sa vie est un cauchemar. « J'ai habité dans le même appartement pendant 16 ans. Puis le propriétaire a décidé de vendre. J'ai dû partir en mars 2008 ». Et depuis, plus rien. Aidée par des associations caritatives, elle a pu être hébergée quelques nuits par-ci, par-là. Lorsque la commission préfectorale l'a considérée comme prioritaire au titre du droit au logement il y a environ un an (loi DALO), elle pensait voir le bout du tunnel. « Mais on ne m'a jamais proposé d'appartement », a-t-elle expliqué au tribunal administratif. « J'ai écrit aux élus à la mairie du Cannet, et à celle de Cannes où je me rends régulièrement. J'ai été appuyée par les médecins et mon kiné qui expliquent qu'il me faut un logement pour pouvoir me soigner ».

Rachel doit pouvoir prétendre à un F3 pour vivre avec son fils, qui a un statut de travailleur handicapé, et sa compagne. « Notre famille est aujourd'hui complètement éclatée et sur le point d'exploser. Mon mari vit dans sa famille. Je n'en peux plus ».

Lors de l'audience, le représentant du préfet a constaté que Rachel Lombardo avait joué de malchance. « Deux appartements ont été sur le point de se libérer au Cannet et à Cannes-La-Bocca. Mais au dernier moment, les occupants ont renoncé à la résiliation de leur bail. C'est vraiment malheureux ».

Rachel doit donc encore attendre. Mais la « confrontation » qui s'est déroulée au tribunal, avec beaucoup d'attention et d'humanité, va peut-être permettre de faire accélérer les choses.

S. Beal
Nice-Matin
Par Chantal Maimon
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Mardi 27 octobre 2009
Mardi 27 octobre 2009

Lettre de Gérard Piel au sous préfet des AM à laquelle nous élues de gauche et adhérents de "Vis ta cité" nous joignons sans restrictions.
Il est impensable que dans le monde que nous vivons avec le chômage qui ne cesse de monter, les bas salaires nous soyons encore obligés en France d'avoir peur de perdre son logement quand nous en avons un.

Lettre ouverte au sous-préfet des Alpes Maritimes



Monsieur le Sous-Préfet,



Suite à notre rencontre avec M. Faccenda, Secrétaire Général de la Sous-Préfecture, je constate que des expulsions locatives sont encore programmées.

Cela va à l’encontre de ce que nous a indiqué M. Faccenda et de ce que déclare le Sous-Préfet Christophe Fassile dans la presse aujourd’hui : Si, à quelques jours de la trêve hivernale – du 1er novembre au 15 mars, les procédures d’expulsion sont gelées – la pression des propriétaires se fait toujours plus forte…

Je constate que Monsieur Cosson a été expulsé jeudi dernier de son logement à Vallauris (sous la pluie) sans aucun suivi social. Il a passé sa première nuit dans une cabine téléphonique et est hébergé depuis grâce au 115.

Madame De Melo Paiva et ses 2 enfants, dont l’expulsion avait été suspendue a de nouveau été convoquée par la Police pour une expulsion imminente. Je vous rappelle que Mme De Melo Paiva élève seule ses 2 enfants (Elodie 16  ans et Lorene 10 ans). Elle aussi n’a pas de proposition de relogement.

Enfin, j’ai aussi été alerté sur la situation de la Monsieur et Madame Dubroca  qui ont 4 enfants (le dernier a 2 ans) a qui l’on a indiqué que l’expulsion se ferait cette semaine. La situation de cette famille que vous connaissez (voir mon courrier du 26 octobre) ne relève pas de cette procédure car les dettes qu’elle a contractées font suite à un sinistre et M. et Mme Dubroca auront régularisé la situation dans quelques semaines.

Contrairement à tout ce qui est dit, y compris par le Président de la CASA, Jean Léonetti, il y a bien des enfants concernés.

Je comprends mieux la volonté de supprimer la Défenseure des Enfants au niveau national, je constate comment leurs droits sont bafoués dans notre département.

Qui va prendre en charge les 4 enfants de M. et Mme Dubroca ? et les 2 enfants de Mme De Melo Paiva ? Il semble que ces questions ne vous concernent pas, comme elles ne concernent pas le Président de la CASA, Jean Léonetti, ni sa Vice-Présidente en charge du logement, Marguerite Blazy.

Vous comprendrez mon insistance à vous demander de suspendre ces deux expulsions inhumaines, infâmes et indignes dans une région où, par ailleurs, l’argent coule à flot.
Par Chantal Maimon
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